L'extase au cœur du désert : Ce que l'Égypte m'a appris sur la joie et le lâcher-prise

Vous est-il déjà arrivé de vivre un bonheur si grand que vous pensiez exploser ?

Ce genre de moment où la joie est si intense qu'une petite voix en nous murmure parfois : « C’est trop beau pour être vrai ». Voici le récit d’un voyage en Égypte dont la beauté et les enseignements sur la confiance m’ont prise totalement par surprise.  

L'appel de l'inconnu

« Le désert blanc, le désert noir… mais qu’est-ce que c’est que ça? » Il ne m’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité et avoir envie de me lancer. Je rêvais d’admirer les dunes de sable du Sahara de mes propres yeux. Mais de savoir qu’il y avait encore plus à découvrir, j’étais fascinée. Je me suis immédiatement inscrite au voyage organisé offert aux enseignants de mon école à la fin septembre.

De Madinaty, nous étions trois à partir à 4h du matin pour se rendre à Maadi afin de rejoindre les autres. Dix-sept personnes en tout partaient dans cette expédition. Deux autobus blancs, qui ressemblaient davantage à de longues camionnettes, nous ont transportés jusqu’à une oasis où nous avons mangé un repas simple et typiquement égyptien appelé sufra :

  • du foul mudammas (plat emblématique d’Égypte préparé à partir de fèves fava mijotées dans du cumin, de l’ail, du jus de citron et de l’huile d’olive),

  • du pain baladi (aish baladi qui signifie « la vie » et qu’on déchire pour s’en servir comme pince pour cueillir le foul mudammas),

  • du riz égyptien, mélange de riz et de vermicelles dorés au beurre ou à l’huile,

  • des pommes de terre épicées en morceaux,

  • des crudités : concombres tranchés et tomates en quartiers.

La joie du partage

Après plusieurs heures sur une route asphaltée dans un désert plat et rocailleux (je cherchais les dunes!), nous nous sommes à nouveau arrêtés pour déguster un repas encore plus festif que le précédent. Le « restaurant » était construit de manière rustique à la façon typique du désert : des murs de terre battue, un plafond de poutres en bois recouvert de nattes tissées, d’herbes séchées et de chaume, des petits murets de briques rouges pour définir l’espace repas.

Le mobilier était convivial : une très longue table basse en bois disposée sur des tapis tissés aux couleurs vives, accompagnée de grands coussins colorés à motifs géométriques et floraux. Assis à cette longue table, nous partagions avec enthousiasme le copieux et délicieux repas qui nous était servi. Les plats métalliques ou de céramique contenant du poulet rôti, du riz aux vermicelles, de la soupe claire, du pain plat traditionnel, des légumes grillés et des pommes de terre rôties et caramélisées circulaient d’une main à l’autre, chacun se servant librement. L’ambiance était à la joie et au rire.

De mon côté, une légère euphorie s’était installée. J’étais en ÉGYPTE, cette Égypte dont j’avais tant rêvé étant plus jeune! Et je m’apprêtais à visiter son mythique désert avec un groupe formidable. Cette expérience me comblait de joie et je jubilais d’être avec des collègues si chaleureux, drôles et ouverts. On se connaissait depuis un mois à peine et tout le monde parlait à tout le monde. C’était un groupe profondément inclusif — et ça, ça me faisait chaud au cœur.

Quitter la route et apprivoiser le vide

De là, nous avons transféré dans des Jeeps équipées pour rouler dans le sable, conduites par des Bédouins. Vêtus de leur abaya traditionnelle et de leur keffieh enroulé en turban autour de la tête pour se protéger du soleil et du vent, ils nous ont emmenés hors des sentiers battus.

Sans route tracée, j’avais l’impression que nous allions n’importe où. Nous roulions à grande vitesse sur le sable dur. Je me disais que s’il arrivait quelque chose, nous étions perdus. Après quelques zigzags, il m'était impossible de savoir dans quelle direction se trouvait Le Caire. Il fallait s’abandonner complètement et avoir confiance que tout irait bien, malgré les bris mécaniques réguliers d’un des véhicules.

Les Bédouins, eux, parlaient le langage du désert. Impossible qu’ils s’y perdent : ils connaissaient cette vastitude par cœur, malgré les dunes changeantes.

Quand le bonheur déborde

En fin d’après-midi, nous sommes arrivés à un lieu où les dunes, baignées par le soleil couchant, étaient à couper le souffle. Le cœur rempli d’émotion, je tentais de retenir mes larmes. Aucun mot ne peut décrire la beauté des lieux. Puis un vent de folie a gagné le groupe : courir sur les dunes, rouler comme des enfants sur leurs flancs, prendre des photos, se chamailler, rire…

Le bonheur qui m’habitait débordait de partout. À un certain moment, je me suis retirée du groupe et me suis assise seule à admirer les lieux. Un rêve se réalisait et je voulais en vivre chaque instant intensément, bien présente.

Notre journée s’est terminée à un campement installé par les Bédouins, entre les dunes et les rochers. Avec la pleine lune qui baignait le désert d’une douce lumière, l’endroit semblait magique. Au son de la musique arabe autour du feu, nous avons vu apparaître un petit renard du désert attiré par l'odeur de la nourriture, à qui notre guide a déposé un peu d'eau et de repas à l'écart.

Alors que la faim s'installait, les Bédouins ont éteint le feu… pour nous révéler leur secret : sous les cendres, un grand bac métallique protégeait des poulets savoureux, des pommes de terre et des légumes qui cuisaient doucement à l'étouffée. Ils ont installé des tables basses et des coussins sur le sable, nous servant un véritable festin pour tout notre groupe en plein cœur du désert.

La soirée s’est poursuivie dans les rires, les conversations intimes et la danse. Puis, la fatigue a gagné tout le monde. Avec la chaleur de la nuit, j'ai choisi de dormir à l'air libre, calée entre deux grands rochers, sous la lune claire et les étoiles.

Ce que le désert m'a révélé sur notre monde intérieur

En repensant à cette journée hors du temps, deux choses me frappent.

D'abord, le lâcher-prise. Sur cette route sans repères où notre mental rationnel cherche désespérément à tout contrôler, il a fallu faire confiance aux chauffeurs bédouins qui connaissaient le désert comme le fond de leur poche. Dans notre quotidien, nous nous épuisons souvent à vouloir tout régenter par peur de l'inconnu. Pourtant, lorsque nos schémas intérieurs sont apaisés, nous découvrons une capacité naturelle à traverser l'incertitude en toute sécurité, sans avoir à tout sur-contrôler.

Ensuite, la capacité d'accueil. Face à cette beauté immense et à cette joie qui débordait, je me suis rendue compte à quel point nous avons parfois besoin d'apprendre à simplement recevoir l'extase, sans la freiner par peur du lendemain ou sentiment que « c'est trop beau pour durer ».

C'est précisément ce pont que je crée au quotidien avec PSYCH-K® : aider le subconscient à libérer les peurs du contrôle pour lui réapprendre à accueillir la joie, la confiance et la légèreté en toute sécurité.

Et cette nuit-là, le désert nous réservait encore une autre surprise...

À suivre!

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